Pari réussi à La Sarraz


(Photo : Phusis / Guillaume Laurent)
Il n’y a pas de « vrai stade » d’athlétisme à La Sarraz. Pas de piste de 400 mètres ni de grande enceinte dédiée. Mais une piste de sprint, deux sautoirs et un terrain de basketball transformé le temps d’une journée en aire de saut en hauteur.
Et ce dimanche 23 août, quelques-uns des meilleurs sauteurs et sauteuses de Suisse.
Pour la première fois, ATHLE.ch accueillait la finale suisse du Swiss Jump Tour. Et le pari a plutôt bien fonctionné : trois hommes – Jérôme Hostettler, Léo Courtine et Alain Pfammatter – ont franchi 2,09 m dans ce qui aura été le concours de hauteur masculin le plus relevé organisé en Suisse cette saison. À la longueur, Ronny Wüthrich s’est envolé à 7,28 m devant Jean-Martial Irebio (7,22 m) et Nicolas Bersier (7,20 m). Chez les femmes, Céline Weber a franchi 1,83 m et trois athlètes ont atteint ou dépassé les six mètres à la longueur.
Le tout dans une ambiance volontairement différente d’un meeting traditionnel : musique, animation et esprit PHUSIS ATHLE.ch, avec des concours rapprochés et les athlètes au cœur de l’événement. Une formule qu’ils ont particulièrement appréciée.
Cette journée fait aussi écho aux réflexions qu’AthleVaud mène avec les communes autour des infrastructures. En mars dernier, l’association cantonale avait réuni des représentants des communes, des clubs et de Swiss Athletics pour réfléchir ensemble aux besoins et à l’avenir des infrastructures d’athlétisme dans le canton.
Son président, Nicolas Verraires, défend l’idée qu’entre le grand stade et l’absence d’équipement, il existe de la place pour des infrastructures plus légères, ciblées et intégrées aux installations communales. À La Sarraz, il a en quelque sorte mis cette idée en pratique.
L’expérience montre le potentiel, mais aussi ce qu’il reste à construire : des installations qui méritent aujourd’hui d’être rénovées, mais également davantage de communication et de promotion pour attirer le public que mérite un tel plateau.
Car La Sarraz ne démontre pas que l’athlétisme peut se passer d’infrastructures. Elle montre plutôt ce qu’il est déjà possible de créer avec quelques installations bien pensées – et tout ce qui pourrait encore être imaginé en travaillant avec les communes.